Il y a quelque chose d’inconfortable dans le silence.
Il réveille les curiosités inquiètes,
agite les esprits en quête de réponses qu’ils n’ont pas le courage de formuler.
Alors, on observe, on décortique, on interprète.
On s’accroche aux détails comme à des preuves.
Une absence, un regard, une phrase dite trop vite…
Tout devient suspect quand on ne sait pas regarder autrement qu’à travers la peur.
Mais ce qui dérange, ce n’est jamais ce qui est dit.
C’est ce qui échappe. Ce qu’on ne contrôle pas.
On préfère murmurer plutôt que d’assumer.
Inventer, plutôt que de demander.
Car poser une vraie question,
c’est s’exposer à une vérité qu’on n’a pas choisie.
Il faut du cran pour faire face à l’évidence,
et encore plus pour reconnaître qu’elle ne nous appartient pas.
Tout ne mérite pas d’être su.
Surtout par ceux qui s’agitent, mais ne s’avancent jamais.
Quand le silence devient un miroir.




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